Insuffisances ovariennes : comment les dépister ?

Insuffisances ovariennes : comment les dépister ?

Publié le 11 janvier, 2013 par Dr. Maher Ftouh

Publié le 14 Déc 2012

F. LEPERLIER, T. FRÉOUR, P. BARRÈRE, Service de médecine et biologie de la reproduction, CHU Nantes

L’insuffisance ovarienne prématurée est habituellement définie comme une défaillance ovarienne périphérique survenant avant l’âge de 40 ans et caractérisée par une aménorrhée primaire ou secondaire de plus de 4 mois associée à un taux de gonadotrophines élevé et à une hypo-estrogénie. En pratique quotidienne de gynécologie et d’assistance médicale à la procréation, le terme d’insuffisance ovarienne a été étendu aux patientes répondant mal à la stimulation, quelle que soit la réalité de leur réserve ovarienne et quel que soit leur âge.
Ces patientes sont de plus en plus nombreuses dans nos consultations, puisque l’âge de l’exposition à la grossesse et le recours à l’AMP augmentent en Europe, dans un contexte démographique et social de progression de l’infertilité liée à l’âge. Nous allons tenter ici, après un bref rappel des données physiopathologiques et épidémiologiques actuelles, de faire le point sur les possibilités de dépistage de cette diminution de la réserve ovarienne et sur la prise en charge que nous pouvons éventuellement proposer à ces patientes pour améliorer leur fertilité.

Physiopathologie

Il existe naturellement avec l’âge un vieillissement ovarien lié à une baisse de la réserve folliculaire ovarienne associée à une dysovulation qui entraîne une diminution physiologique de la fertilité. Ce vieillissement, qui altère à la fois la folliculogenèse et la stéroïdogenèse, est un phénomène inéluctable et très précoce qui débute dès le 5e mois de la vie intra-utérine(1). Nous savons ainsi que sur le pool initial de 6 à 7 millions de follicules primordiaux, seuls 300 000 à 600 000 subsistent lors des ménarches et qu’il en reste moins de 1 000 au moment de la ménopause(2,3). Le concept de réserve ovarienne reflète la quantité, et probablement la qualité, des follicules primordiaux et primaires présents dans les ovaires à un instant donné ; sa diminution peut être liée à un pool initial réduit, à une accélération de l’apoptose ou à un blocage de la maturation folliculaire. L’apoptose accélérée des ovocytes pourrait être liée à l’augmentation des accidents méiotiques et à l’élimination des ovocytes qui en sont porteurs, ou à une augmentation du nombre de follicules entrant en croissance à chaque cycle et atrésiés lors du phénomène de dominance du follicule ovulatoire. On retrouve, en biologie de l’AMP, ces altérations ovocytaires liées à l’âge et touchant aussi bien le noyau que les mitochondries ou le cytosquelette(4,5). Sur le plan moléculaire, des recherches récentes ont mis en évidence chez l’animal une diminution, dans des ovocytes « âgés », de l’activité régulatrice du TGF-? et de l’IGF-1 qui sont indispensables au maintien de la qualité ovocytaire(6). Malgré toutes ces hypothèses, la physiopathologie de l’insuffisance ovarienne reste mal expliquée à l’heure actuelle.

Épidémiologie

Du point de vue épidémiologique, la prévalence de l’IOP serait de l’ordre de 1 à 3 % des femmes(7)avec une prévalence de 1/10 000 chez les femmes âgées de 20 ans, 1/1 000 chez les femmes de 30 ans et de plus de 1 % chez celles âgées de 40 ans(8). Il existe néanmoins une grande variabilité individuelle de l’âge de la diminution de la fertilité, sa distribution pouvant être corrélée à celle de la ménopause dont l’âge moyen en Europe est de 51 ans, mais qui peut varier entre 35 et 60 ans(9).

Figure 1. Les temps successifs de la vie génitale.

Pour Lambalk et coll., la diminution quantitative et qualitative du pool d’ovocytes est un phénomène débutant à l’âge de 31 ans, puis continu dans le temps, et exprimé cliniquement en plusieurs étapes évoluant d’une diminution de la fertilité jusqu’à la ménopause clinique(10) (figure 1).

Des études de population mettent également en évidence ce continuum puisque l’insuffisance ovarienne précoce est précédée d’une diminution de la fécondité naturelle avant même l’âge de 30 ans(10) et qu’une réponse médiocre répétée à la stimulation en vue de FIV est associée à l’apparition précoce de la phase clinique de préménopause(11,12). Des « cut-off » d’âge ont été étudiés, qu’il s’agisse de la fertilité spontanée, pour laquelle l’âge de 31 ans a été avancé puisque la fécondité naturelle diminue de façon drastique ensuite(13,14) ou de la fertilité après prise en charge en AMP, puisqu’on sait, dans ce contexte, que la probabilité d’avoir un enfant vivant décroît de façon importante après 35 ans(15,16).

Dans deux études récentes produisant des normogrammes, selon l’âge des femmes, du compte de follicules antraux (CFA) échographique et du taux sanguin d’hormone antimüllérienne (AMH), Almog et coll. font le constat d’une grande hétérogénéité de ces deux marqueurs au sein de la population féminine, avec une répartition inhomogène du vieillissement ovarien selon l’âge (figures 2 et 3)(17,18). Par ailleurs, et même si plusieurs outils diagnostiques de la réserve ovarienne sont en notre possession, il n’y a, pour l’instant, pas de consensus sur les valeurs seuils de ces marqueurs définissant une patiente insuffisante ovarienne ; des études doivent pourtant être réalisées dans ce sens puisque la définition de tels seuils permettrait d’informer tôt les patientes à risque d’insuffisance ovarienne et éventuellement d’avancer leur exposition à la grossesse, voire leur prise en charge en AMP.

Figure 2. Normogramme selon l’âge et le CFA. D’après Almog et coll., Fertil Steril, vol. 95, n°2, feb. 2011.

Il faut noter également qu’à réserve ovarienne égale sur le plan quantitatif, la qualité ovocytaire est peut-être davantage préservée chez les femmes plus jeunes, bien qu’il existe peu de données à ce sujet dans la littérature. Haadsma, cependant, relève un taux d’avortements spontanés précoces équivalent après FIV chez les patientes âgées de < 36 ans, qu’elles soient définies comme de « bonnes » ou de « mauvaises » répondeuses à la stimulation, alors que ce taux est augmenté chez les mauvaises répondeuses âgées de > 36 ans par rapport à leurs homologues bonnes répondeuses(19).

Précisons enfin le caractère familial de l’âge de la ménopause et l’existence de cas familiaux chez 10 à 15 % des patientes atteintes d’IOP, ce qui devra faire évoquer une anomalie des chromosomes sexuels ou une prémutation du gène FMR1, d’autres gènes candidats étant actuellement en cours d’étude(20).

Diagnostic d’une insuffisance ovarienne

D’après les recommandations récentes du Collège national de gynécologie et obstétrique français, un bilan de réserve ovarienne doit être réalisé dans le cadre d’une consultation pour hypofertilité si la femme est âgée de plus de 35 ans ou si elle présente des cycles courts ou irréguliers ou des antécédents d’agression ovarienne chirurgicale ou thérapeutique.

Il doit être réalisé également si on retrouve, à l’interrogatoire, des antécédents familiaux évocateurs, et systématiquement avant toute prise en charge en AMP, ce qui nous permettra, dans ce contexte, d’orienter le type de prise en charge et d’adapter le cas échéant les doses des traitements. Voici les outils disponibles pour évaluer la réserve ovarienne.

Figure 3. Normogramme selon l’âge et le CFA.
D’après Almog et coll., Fertil Steril, vol 95, n° 2, feb. 2011.

Marqueurs directs

Le compte histologique réel des follicules sur une biopsie ovarienne serait théoriquement un marqueur direct de la réserve ovarienne et plusieurs études ont mis en évidence une diminution, avec l’âge, de la densité de follicules sur une biopsie de cortex ovarien(21,22) ; cependant, certains auteurs ont montré que le nombre de follicules varie selon la zone de cortex biopsiée et que cet examen, outre son caractère très invasif, ne peut donc pas être utilisé comme reflet fiable de la réserve ovarienne(23,24).

Marqueurs indirects

Des marqueurs indirects de la réserve ovarienne doivent donc être utilisés.

• Signes cliniques de la diminution du pool ovocytaire

Nous passerons sur l’aménorrhée primaire, éventuellement associée à un impubérisme et à un retard de croissance des IOP constitutionnelles, les signes évocateurs chez nos patientes hypofertiles étant bien entendu plus discrets.

Il peut s’agir notamment de cycles irréguliers ou raccourcis, de signes cliniques d’hypo-estrogénie à type de manifestations vasomotrices, de sécheresse vaginale pouvant entraîner des dyspareunies et de manifestations urinaires (infections urinaires récidivantes, dysurie, mictions impérieuses). L’interrogatoire doit être particulièrement méticuleux en ce qui concerne la durée et la régularité des cycles menstruels ; en effet, la longueur des cycles diminue avec l’âge et la diminution du stock de follicules ovariens(14), cette diminution affectant principalement la phase folliculaire sans modifier la phase lutéale : ainsi, des auteurs retrouvent une phase folliculaire de 10 ± 2 jours à 40 ans contre 16 ± 4 jours avant 30 ans(25,26).

Un raccourcissement prématuré des cycles, même s’il est peu important (< 26 j) et s’il ne touche que quelques cycles, doit être pris en compte puisqu’il constitue un signe d’alerte d’une IOP(5). Enfin, l’âge chronologique luimême est un marqueur d’insuffisance ovarienne bien corrélé aux marqueurs histologiques, biologiques et échographiques, mais il ne permet pas de dépister à temps la diminution de la réserve, et il convient donc, comme le rappellent les recommandations du CNGOF, de réaliser un bilan de réserve ovarienne systématique chez une femme âgée de plus de 35 ans consultant pour un désir de grossesse, même en l’absence de signes cliniques évocateurs.

• FSH et estradiol

On sait depuis 1976 que le taux de FSH augmente en début de cycle quand la réserve ovarienne diminue(27), en raison de la diminution du feedback négatif de l’estradiol et de l’inhibine B, qui sont moins produits par le pool diminué de follicules(28).

Ce dosage doit, pour être interprétable, être réalisé à J2 ou J3 du cycle et être interprété en fonction de l’estradiolémie du même jour, puisqu’une hyperestradiolémie de début de cycle, qui marque elle aussi un début d’insuffisance ovarienne, peut masquer, dans un premier temps, l’augmentation du taux de FSH. Cette augmentation du taux de FSH est spécifique de la diminution de la réserve ovarienne, mais elle n’en constitue pas un marqueur idéal puisqu’elle présente une variabilité dans la technique de dosage et une grande variabilité technique intra- et intercycle et puisqu’elle est un marqueur trop tardif, intervenant seulement 10 ans avant la ménopause, ce qui correspond au moment où débute déjà l’infertilité(29).

Enfin, il n’existe pas de consensus réel quant au seuil péjoratif de FSH, les auteurs s’accordant tout de même à définir comme seuil d’alerte un taux de FSH > 10 UI/l avant 35 ans(30) et un taux d’estradiol > 50 pg/ml (200 pmol/l).

• AMH

Figure 4. Homogénéité du taux d’AMH au cours du cycle.
D’après Ttsepelidis et coll., HR, 2007.

Elle est produite par les cellules de la granulosa des follicules primaires et des petits follicules antraux, dont le nombre est corrélé à la taille du pool de follicules primordiaux, ce qui en fait un bon marqueur de cette réserve. L’AMH présente une bonne stabilité de résultat en intra- et intercycle(31), son dosage peut être effectué à tout moment du cycle(32,33) (figure 4). Il existe toutefois une hétérogénéité technique selon la méthode de dosage utilisée.

Plusieurs études ont montré une bonne corrélation entre le dosage de l’AMH et l’âge de la femme(29); ce dosage est aussi très bien corrélé au compte des follicules antraux(34), au nombre de follicules obtenus en FIV(35), à l’inhibine B et à la FSH(36). La diminution du taux d’AMH sanguin intervient plus précocement que l’augmentation de l’estradiolémie, puis de la FSH en début de cycle, et est un marqueur prédictif d’insuffisance ovarienne plus précoce et plus rentable sur le plan pratique(37,38).

De plus, des valeurs de références de cette hormone sont en cours de publication, ces seuils ayant été établis pour un âge donné et dans une population de femmes infertiles(39) (figure 5) :

• < 30 ans : > 3 ng/ml,
• de 30 à 35 ans : > 2 ng/ml,
• de 35 à 40 ans : > 1 ng/ml.

Rappelons enfin que, si l’AMH semble être un très bon marqueur prédictif de la réserve ovarienne, de la réponse ovarienne en AMP et du nombre de follicules recueillis en FIV, aucune étude n’a trouvé à ce jour un lien statistique entre taux d’AMH et chance d’obtention d’une grossesse, que ce soit spontanément ou après AMP(40).

Figure 5. Valeurs de référence de l’AMH selon l’âge.
D’après Seifer et coll. Fertil Steril 2011.

• Autres marqueurs biologiques

D’autres marqueurs biologiques de la réserve ovarienne ont été proposés, comme l’inhibine B, produite par les follicules antraux, et dont le taux varie en fonction de la phase du cycle menstruel. Des études avaient montré une diminution du taux d’inhibine B sanguin à J3, plus précoce que l’augmentation du taux de FSH(41), mais d’autres ont mis en évidence que la corrélation inverse entre âge et taux d’inhibine B n’était significative que peu de temps avant la phase périménopausique(29), ce qui ne permettait pas d’utiliser ce dosage comme un bon marqueur prédictif d’insuffisance ovarienne.

L’inhibine A, secrétée par le follicule mature et le corps jaune, voit ses taux diminuer chez les femmes plus âgées(42), mais beaucoup trop tardivement pour que son dosage puisse être utilisé en pratique clinique. Des variations des taux sanguins de progestérone(43) et de LH(44) existent également chez les femmes plus âgées mais, même si leur étude nous permet de mieux comprendre la physiologie de la phase de la périménopause, aucun de ces dosages n’est utilisable en pratique.

• Tests biologiques dynamiques

Les tests au citrate de clomiphène, à la FSH ou au GnRH sont possibles mais ils sont chers, invasifs, peu standardisés et pas plus informatifs que les dosages statiques ; nous n’en recommandons pas l’utilisation.

• Échographie ovarienne

Elle fait également partie de l’arsenal disponible pour évaluer la réserve ovarienne et peut permettre de réaliser un compte des follicules antraux, de mesurer le volume ovarien et d’évaluer la vascularisation périovarienne.

– Le compte des follicules antraux (CFA), contrairement aux autres critères échographiques cités, a une réelle correspondance avec le nombre de follicules retrouvés sur les analyses histologiques(45). Des recommandations récentes ont été publiées pour standardiser la réalisation de cet examen échographique et ainsi tenter de limiter la variabilité interopérateur, qui en est un des principaux écueils(46) ; les auteurs recommandent la réalisation d’une échographie endovaginale en mode 2D réalisée en début de cycle et comptant les follicules de 2 à 10 mm inclus (encadré).

Le CFA est prédictif de la réponse à la stimulation et du nombre d’ovocytes que l’on peut prétendre obtenir en FIV(47) ; un CFA bas est associé à un risque de mauvaise réponse à la stimulation(48), avec la même valeur prédictive négative que l’AMH(49) ; il permet de faire le diagnostic d’insuffisance ovarienne de façon plus précoce que les dosages de FSH et E2 en début de cycle(50). En revanche, le CFA, pas plus que les dosages biologiques, ne reflète la qualité ovocytaire ou embryonnaire(51), ni les chances de grossesse(47). Par ailleurs, il n’existe pas non plus pour ce critère de valeur seuil admise par tous, la valeur inférieure variant de 4 à 8 follicules par ovaire selon les équipes. L’équipe canadienne, déjà citée, vient toutefois de publier un normogramme des valeurs du CFA selon l’âge de la femme(18) qui met en évidence une décroissance du CFA avec l’âge, cette décroissance étant plus rapide à partir de 35 ans pour les patientes ayant un CFA plus élevé au départ.

– La mesure du volume ovarien est facilement réalisée lors de l’échographie de début de cycle. Une étude a mis en évidence une diminution de ce volume avec l’âge, mais seulement après l’âge de 35 ans(52) et une revue récente démontre que le volume ovarien prédit mal une mauvaise réponse à la stimulation(53). En outre, plusieurs études ont montré que le CFA et le dosage de l’AMH étaient de meilleurs facteurs prédictifs de la réponse ovarienne en FIV que la mesure du volume ovarien(54).

– Plusieurs paramètres de la vascularisation ovarienne ont été proposés comme marqueurs de la réserve folliculaire :mesure du pic systolique, index de pulsatilité et index de résistance des flux Doppler(10), sans qu’aucun n’ait prouvé son efficacité en termes de prédiction de l’âge de la ménopause ou de réponse à la stimulation en FIV.

Conclusion

Le dépistage d’une IOP doit être réalisée en cas de signes cliniques ou d’interrogatoire évocateurs, ou après 35 ans en cas de désir de grossesse et systématiquement avant toute prise en charge en AMP.

Les meilleurs outils pour le réaliser sont le dosage de l’AMH et le CFA qui sont associés de manière équivalente à l’âge de survenue de la ménopause et à la réponse possible à la stimulation ovarienne ; toutefois, aucun de ces marqueurs ne permet encore de prédire les chances de grossesse, qu’elles soient spontanées ou après AMP. Les résultats de ces examens doivent nous permettre d’orienter au mieux les couples dans leur demande d’aide à la procréation.

Références

1. Christin-Maitre, General mechanism of premature ovarian failure and clinical check-up. Gynécologie Obstétrique Fertilité 2008 ; 36 : 857-61.
2. Block E. A quantitative morphological investigation of the follicular system in newborn female infants. Acta Anat(Basel) 1953 ; 17(3) : 201-6.
3. Richardson SJ, Senikas V,  Nelson JF. Follicular depletion during the menopausal transition: evidence for accelerated loss and ultimate exhaustion. J Clin Endocrinol Metab 1987 ; 65(6) : 1231-7.
4. Goud P et al. Fertilization abnormalities and pronucleus size asynchrony after intracytoplasmic sperm injection are related to oocyte postmaturity. Fertil Steril 1999 ; 72(2) : 245-52.
5. te Velde ER,  Pearson PL. The variability of female reproductive ageing. Hum Reprod Update 2002 ; 8(2) : 141-54.
6. Luo S et al. TGF-beta and insulin signaling regulate reproductive aging via oocyte and germline quality maintenance.Cell 2010 ; 143(2) : 299-312.
7. Aiman J, Smentek C. Premature ovarian failure. Obstet Gynecol 1985 ; 66(1) : 9-14.
8. Coulam CB, Adamson SC, Annegers JF. Incidence of premature ovarian failure. Obstet Gynecol 1986 ; 67(4) : 604-6.
9. van Noord PA et al. Age at natural menopause in a population-based screening cohort: the role of menarche, fecundity, and lifestyle factors. Fertil Steril 1997 ; 68(1) : 95-102.
10. Lambalk CB et al. Testing ovarian reserve to predict age at menopause. Maturitas 2009 ; 63(4) :280-91.
11. de Boer EJ et al. Increased risk of early menopausal transition and natural menopause after poor response at first IVF treatment. Hum Reprod 2003 ; 18(7) : 1544-52.
12. Nikolaou D et al. Is there a link between an extremely poor response to ovarian hyperstimulation and early ovarian failure? Hum Reprod 2002 ; 17(4) : 1106-11.
13. van Noord-Zaadstra BM et al. Delaying childbearing: effect of age on fecundity and outcome of pregnancy. BMJ 1991 ; 302(6789) : 1361-5.
14. Treloar AE et al. Variation of the human menstrual cycle through reproductive life. Int J Fertil 1967 ; 12(1 Pt 2) : 77-126.
15. Templeton A, Morris JK, Parslow W. Factors that affect outcome of in-vitro fertilisation treatment. Lancet 1996 ; 348(9039) : 1402-6.
16. Pregnancies and births resulting from in vitro fertilization: French national registry, analysis of data 1986 to 1990. FIVNAT (French In Vitro National). Fertil Steril 1995 ; 64(4) : 746-56.
17. Almog B et al. Age-related normograms of serum antimullerian hormone levels in a population of infertile women: a multicenter study. Fertil Steril 2011 ; 95(7) : 2359-63, 2363 e1.
18. Almog B et al. Age-related normogram for antral follicle count: McGill reference guide. Fertil Steril 2011 ; 95(2) : 663-6.
19. Haadsma ML et al. Miscarriage risk for IVF pregnancies in poor responders to ovarian hyperstimulation. Reprod Biomed Online 2010 ; 20(2) : 191-200.
20. Laissue P et al. Recent advances in the study of genes involved in non-syndromic premature ovarian failure. Mol Cell Endocrinol 2008 ; 282(1-2) : 101-11.
21. Lass A et al. Follicular density in ovarian biopsy of infertile women: a novel method to assess ovarian reserve. Hum Reprod 1997 ; 12(5) : 1028-31.
22. Hansen KR et al. A new model of reproductive aging: the decline in ovarian non-growing follicle number from birth to menopause. Hum Reprod 2008 ; 23(3) : 699-708.
23. Lass A. Assessment of ovarian reserve – is there a role for ovarian biopsy? Hum Reprod 2001 ; 16(6) :1055-7.
24. Lambalk CB et al. Assessment of ovarian reserve. Ovarian biopsy is not a valid method for the prediction of ovarian reserve. Hum Reprod 2004 ; 19(5) : 1055-9.
25. Lenton EA et al. Normal variation in the length of the follicular phase of the menstrual cycle: effect of chronological age. Br J Obstet Gynaecol 1984 ; 91(7) : 681-4.
26. Munster K, Schmidt L, Helm P. Length and variation in the menstrual cycle–a cross-sectional study from a Danish county. Br J Obstet Gynaecol 1992 ; 99(5) : 422-9.
27. Sherman BM, West JH, Korenman SG. The menopausal transition: analysis of LH, FSH, estradiol, and progesterone concentrations during menstrual cycles of older women. J Clin Endocrinol Metab 1976 ; 42(4) : 629-36.
28. Klein NA et al. Age-related analysis of inhibin A, inhibin B, and activin a relative to the intercycle monotropic follicle-stimulating hormone rise in normal ovulatory women. J Clin Endocrinol Metab 2004 ; 89(6) : 2977-81.
29. van Rooij IA et al. Serum antimullerian hormone levels best reflect the reproductive decline with age in normal women with proven fertility: a longitudinal study. Fertil Steril 2005 ; 83(4) : 979-87.
30. Sills ES, Alper MM, Walsh AP. Ovarian reserve screening in infertility: practical applications and theoretical directions for research. Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 2009 ; 146(1) : 30-6.
31. Fanchin R et al. High reproducibility of serum anti-Mullerian hormone measurements suggests a multi-staged follicular secretion and strengthens its role in the assessment of ovarian follicular status. Hum Reprod 2005 ; 20(4) : 923-7.
32. La Marca A et al. Serum anti-Mullerian hormone throughout the human menstrual cycle. Hum Reprod 2006 ; 21(12) : 3103-7.
33. Tsepelidis S et al. Stable serum levels of anti-Mullerian hormone during the menstrual cycle: a prospective study in normo-ovulatory women. Hum Reprod 2007 ; 22(7) : 1837-40.
34. de Vet A et al. Antimullerian hormone serum levels: a putative marker for ovarian aging. Fertil Steril 2002 ; 77(2) : 357-62.
35. Seifer DB et al. Early follicular serum mullerian-inhibiting substance levels are associated with ovarian response during assisted reproductive technology cycles. Fertil Steril 2002 ; 77(3) : 468-71.
36. Fanchin R et al. Serum anti-Mullerian hormone is more strongly related to ovarian follicular status than serum inhibin B, estradiol, FSH and LH on day 3. Hum Reprod 2003 ; 18(2) : 323-7.
37. Barad DH, Weghofer A, Gleicher N. Utility of age-specific serum anti-Mullerian hormone concentrations. Reprod Biomed Online 2011 ; 22(3) : 284-91.
38. Gleicher N, Weghofer A, Barad DH. Discordances between follicle stimulating hormone (FSH) and anti-Mullerian hormone (AMH) in female infertility. Reprod Biol Endocrinol 2010 ; 8 : 64.
39. Seifer DB, Baker VL, Leader B. Age-specific serum anti-Mullerian hormone values for 17,120 women presenting to fertility centers within the United States. Fertil Steril 2011 ; 95(2) : 747-50.
40. Jayaprakasan K et al. A prospective, comparative analysis of anti-Mullerian hormone, inhibin-B, and three-dimensional ultrasound determinants of ovarian reserve in the prediction of poor response to controlled ovarian stimulation. Fertil Steril 2010 ; 93(3) : 855-64.
41. Seifer DB et al. Day 3 serum inhibin-B is predictive of assisted reproductive technologies outcome. Fertil Steril 1997 ; 67(1) : 110-4.
42. Santoro N, Adel T, Skurnick JH. Decreased inhibin tone and increased activin A secretion characterize reproductive aging in women. Fertil Steril 1999 ; 71(4) : 658-62.
43. Sowers MR et al. Anti-mullerian hormone and inhibin B in the definition of ovarian aging and the menopause transition. J Clin Endocrinol Metab 2008 ; 93(9) : 3478-83.
44. de Koning CH et al. Elevated FSH concentrations in imminent ovarian failure are associated with higher FSH and LH pulse amplitude and response to GnRH. Hum Reprod 2000 ; 15(7) : 1452-6.
45. Faddy MJ et al. Accelerated disappearance of ovarian follicles in mid-life: implications for forecasting menopause.Hum Reprod 1992 ; 7(10) : 1342-6.
46. Broekmans FJ et al. The antral follicle count: practical recommendations for better standardization. Fertil Steril 2010 ; 94(3) : 1044-51.
47. Broer SL et al. AMH and AFC as predictors of excessive response in controlled ovarian hyperstimulation: a meta-analysis. Hum Reprod Update 2011 ; 17(1) : 46-54.
48. Hsu A et al. Antral follicle count in clinical practice: analyzing clinical relevance. Fertil Steril 2011 ; 95(2) : 474-9.
49. Broer SL et al. The role of antimullerian hormone in prediction of outcome after IVF: comparison with the antral follicle count. Fertil Steril 2009 ; 91(3) : 705-14.
50. Broekmans FJ et al. Antral follicle counts are related to age at natural fertility loss and age at menopause.Menopause 2004 ; 11(6 Pt 1) : 607-14.
51. Melo, M.A., et al., Antral follicle count (AFC) can be used in the prediction of ovarian response but cannot predict the oocyte/embryo quality or the in vitro fertilization outcome in an egg donation program. Fertil Steril, 2009. 91(1): p. 148-56.
52. Pavlik, E.J., et al., Ovarian volume related to age. Gynecol Oncol, 2000. 77(3): p. 410-2.
53. Broekmans, F.J., et al., A systematic review of tests predicting ovarian reserve and IVF outcome. Hum Reprod Update, 2006. 12(6): p. 685-718.
54. Giacobbe, M., et al., The usefulness of ovarian volume, antral follicle count and age as predictors of menopausal status. Climacteric, 2004. 7(3): p. 255-60.

2 Commentaires sur cet article

  1. ovaires de vieille !! said:

    merci pour cet article tres interessant
    je souffre d’une insuffisance ovarienne precoce
    les medecins ont decouvert mon insuffisance ovarienne a 25 ans avec une fsh à 9 et une amh a 1.60 j’ai reussi a avoir un enfant a 27 ans grace a une fivicsi
    j’ai actuellement 30 ans je suis suivi en pma pour un second enfant et mes taux se sont degradés
    fsh à 13 et amh à 0.48
    je vais bientot effectués ma derniere fivimsi
    j’espere que cette fois sera la bonne
    merci

    on janvier 17, 2013
  2. ibtissem said:

    bonsoir docteur, j aurai bientôt 44 ans,mon mari 32 ans .On a presque une année de mariage et pas d’enfant!!!

    on a visité des gynécologues et après des examens et des analyses;mon mari souffre d’une mal formation de spermatozoïdes(98%) d’après son spermogramme.

    moi à part l’age je ne souffre de rien .(lors de mon premier mariage j’ai fait 2 avortements)

    En novembre 2012 j’ai fait 1 FIV mais c’est négatif.
    Vu mon age ce n’est plus possible de la refaire d’après mon gynéco !!!!!!!!
    Est ce que j’ai une chance de tomber enceinte ou dois je me baisser les bras ?????
    Merci de me répondre .

    on mars 29, 2013

Horaires d’ouverture du cabinet Du Dr. Maher Ftouh

Lundi-Vendredi : 9h - 13h // 15h - 19h
Samedi : 9h - 13h
Veuillez prendre rendez-vous par téléphone en appelant le 71.775.656